Critique musicaleMusique

DIIV – Oshin

Article publié le 08 Juil 2012 par alexis

Il faut croire que certaines personnes sont nées avec un talent indéniable. C’est le cas d’un certain Zachary Cole Smith, guitariste hors-pair et membre du groupe Beach Fossils. C’est il y a un an que, seul dans sa chambre, il a décidé de se lancer dans un projet solo en parallèle de son engagement chez les Fossils qu’il a sobrement nommé Dive, hommage au morceau éponyme qui ouvrait si brillamment l’album Incesticide de Nirvana.

En mai 2012, le groupe est contraint de modifier son identité suite à un accrochage judiciaire avec une obscure formation belge du même nom fondée dans les années 90. C’est ainsi que Dive devint DIIV malgré l’indifférence totale de son fondateur qui déclara à la presse «I don’t really give a fuck what the band is called». Inutile de traduire.

Voilà pour l’anecdote, maintenant passons aux choses sérieuses. Signé sur le label Captured Tracks, le premier album Oshin est sorti le 26 juin 2012 et fait l’unanimité au sein de la blogosphère mondiale tant ses qualités musicales sont nombreuses et appréciées. Plusieurs points sont d’ailleurs assez marquants sur ce disque.

Tout d’abord, nous sommes submergés par l’omniprésence de la guitare. Elle relègue la voix au rang des accompagnements en s’offrant la première place sur chaque piste. Smith va donc plus loin qu’avec Beach Fossils en laissant exploser tout son talent de guitariste et en l’imposant sur les trois-quarts de l’album.

Par conséquent, une majeure partie de Oshin est instrumentale et ce n’est pas la voix aérienne et rêveuse du chanteur qui va perturber le cheminement musical. Ce concept est estampillé sur l’excellent morceau How Long Have You Known, diffusé quelques mois avant la sortie du disque. Nous entendons le chanteur répéter continuellement les mêmes paroles, la voix haut perchée pleine de reverb et de spleen. Un subtil mélange entre les codes de la Dream Pop et de la musique indépendante classique et pêchue.

Quoiqu’il en soit, Oshin est un bon premier disque bien qu’il ait le défaut d’être répétitif. Le réel défi de Zachary et de sa bande sera d’arriver à innover par la suite afin d’éviter de pondre un album clone tout en conservant cet esprit mi-festif, mi-mélancolique. Pour ça, nous cédons notre entière confiance à ce musicien talentueux.

Tracklist

  1. (Druun)
  2. Past Lives
  3. Human
  4. Air Conditioning
  5. How Long Have You Known
  6. Wait
  7. Earthboy
  8. (Druun Pt. II)
  9. Follow
  10. Sometime
  11. Oshin (Subsume)
  12. Doused
  13. Home
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